mardi 20 mars 2012

Retour difficile à Paris et à son effervescence

Je suis rentrée du Loir-et-Cher vendredi. Retour très rapide, presque pas d'attente, et du soleil. Je vous raconterai ma TSA (technique secrète d'auto-stop).
Dans la nuit de vendredi à samedi j'ai pris le métro avec un copain, c'était calme, on était un peu éméchés, on a rencontrés des jeunes d'humeur festive, c'était sympa.
Le lendemain, j'ai repris le métro seule. L'horreur. Du monde, ça court, ça fourmille, ça croupit, ça se presse et ça se stresse, ça se heurte et ça ne s'excuse pas souvent.
J'ai voulu me changer les idées en recopiant une poésie écrite au vert, près du Loir.
Mais je me suis surtout mise à broyer du noir. La preuve :

Métro, tes couloirs sont des horreurs,
Qui me ramènent la mémoire
D'un enfer oublié.

Je ne veux plus être sous terre et sous moi,
Je veux la terre et le vrai!
Le métro ne me va plus, c'est trop...

[Puis un gros gribouillage touffu et énervé sur l'autre moitié de la page]

Et

Avant la descente aux enfers,
Il y a un "M", anguleux et jaune
Il nous aspire, nous avale, nous étouffe,
Et la vie moderne nous attire dans ses sombres couloirs.

On y est sous terre, il y fait noir.
A chacun sa misère, à chacun ses affaires.
Plus on est proche du voisin par le corps,
Et plus, au fond, on s'en indiffère.

Métro, tes couloirs sont des horreurs,
Qui nous ramènent la mémoire
D'un enfer oublié.

Nous vendons notre âme au métro,
Notre coeur aux magasins, et notre corps aux charlatans.
En échange, ils achètent notre temps.

Le métro vole nos lumières
Nous devenons ses néons, des néons de néant.

Le métro quotidien est un triste sort.

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A part ça, quand je ne suis ni dans le métro, ni dans Paris, ni dans le RER, ça va.
Ce soir j'ai été contente d'arriver dans le joli village du Val d'Oise où j'ai grandi. Je me suis sentie bien, de reparcourir ces rues.

2 commentaires:

  1. C'est noir, mais c'est bien vrai.

    [Commentaire de rôliste : en effet les amis de la nature (druides/elfes) ont des malus quand ils sont sous terre, ils n'aiment pas, ça les oppresse.]

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  2. Je suis peut-être une elfe... ou une druidesse qui s'ignore, alors :)
    Oppression est le mot qui correspond, en tous cas.

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